vin rosé

Ça y est l’été à commencer les vacances arrivent et forcément en termes de vin vous pensez Rosé. Et que vous soyez amateur ou juste buveur de rosé il alimentera forcément à un moment ou un autre vos discussions estivales. Mais vous serez peut-être en reste ou à court d’arguments.

Comment fait-on le rosé ?

Le rosé n’est pas un mélange de vin rouge et de vin blanc (sauf pour faire un Champagne rosé). Il est fait à partir de raisins noirs à la pulpe blanche et à la peau violette.

A NOTER que la couleur du rosé (comme du rouge) vient des pigments de la peau du raisin (anthocyane).

Dans le cas du rosé on laissera les peaux en contact avec le jus (macération pelliculaire) moins longtemps que pour le rouge.

 

Il existe trois types de vinification :

  • Le rosé de macération

Cela consiste à faire macérer les raisins en cuve entre 12 et 32h pour extraire pigments et arômes

  • Le rosé de saignée

On fait macérer les peaux de raisin avec les jus entre 12 et 24h. Ensuite on transfert une partie du jus un peu teinté dans une autre cuve, « on saigne la cuve », pour le vinifier ailleurs. Le reste de mout sera utilisé produire du vin rouge. Cette technique produit un rosé relativement foncé, vineux et pouvant être gardé.

  • Le rosé de pressurage

Les grappes entières sont immédiatement pressées après la vendange, sans macération. La couleur est beaucoup plus claire et le vin est à boire rapidement.

 

A noter que, si les baies et les cuves sont réfrigérés pendant le processus, la couleur peut être moins intense.

 

La couleur fait elle le rosé ?

Comme nous l’avons vu précédemment la vinification influence la couleur. Mais ce n’est pas le seul critère.

Le ou les cépages utilisés ainsi que la région de production sont à prendre en compte.

Les cépages comme le Gamay, le Pinot Noir ou le Cinsault sont moins colorants que la Syrah ou le Carignan.

L’ensoleillement a aussi son rôle à jouer, plus l’exposition des grappes au soleil est longue et fréquente plus on peut obtenir des baies colorantes.

Donc, en fonction de ces différents facteurs un rosé peut être plus ou moins coloré MAIS la couleur ne peut pas donner d’indications sur la qualité d’un rosé. Elle ne dépend que de la qualité du raisin et du savoir-faire du vinificateur.

 

Pour ce qui est du goût. De façon générale un rosé clair est léger et simple et un rosé foncé est complexe et puissant. Néanmoins ! Ce n’est pas une règle absolue.

De plus, en fonction des cépages utilisés et de la région de production le gout ne sera pas le même. Il vaut donc mieux demander à votre caviste avant d’en acheter. Ou mieux ; le gouter, cela vous permettra aussi de juger de la qualité. 😉

 

En conclusion, la couleur ne peut être un critère d’achat qu’esthétique ! C’est donc vous consommateur qui par vos achats avez la main sur la couleur des rosés de demain.

Le rosé quand et comment le boire ?

 

Bien évidement qui dit rosé dit apéro, été, piscine. Un moment léger et conviviale quoi. Eh bien le vin devra être aussi léger que le moment si vous voulez qu’il dure. Privilégiez donc, des rosés pauvres en sucre, avec un % d’alcool ne dépassant pas 13% avec une belle trame fruité équilibré avec des notes acidulées et peut être même un peu salin. Ce sera plus digeste. La cuvée Harmonie du Domaine Loupia est un bon exemple de ce type de vins.

MAIS le rosé est aussi un vin qui se boit sur un repas. Alors il y a les repas estivaux bien sûr mais pas que … On peut aussi en boire quand il fait plus froid (avec une langue de bœuf à la sauce piquante par exemple). Bandol ou Tavel sont les archétypes de ce genre de vin. Mais ils ne sont pas les seuls. On en trouve de tout aussi bon à meilleur prix. Ici on cherche un vin plus vineux, plus aromatique avec plus de matière en bouche. Et un % d’alcool plus élevé (jusqu’à 14%). Probablement plutôt un rosé de saigné donc.

A SAVOIR qu’il existe beaucoup de cuvées « hybrides » qui iront aussi bien en apéro qu’en repas. Elles combinent à la fois la complexité et la légèreté. C’est le cas des cuvée Cydonia du Mas Nicolas ou Rosé Bonheur de Villa Tempora.

 

Moralité les rosés comme les autres vins se situent entre les deux « extrêmes » cités. Pour savoir lequel le convient il va falloir gouter !

Un bon rosé combien ça vaut ?

 

Quand on pense rosé on l’associe aussi à un petit prix. Le plus bas possible. Là où un consommateur serait prêt à mettre 10€ dans un rouge ou blanc. 6/7€ sera le prix psychologique maximum pour un rosé.

 

Et pourtant comme les autres couleurs il y a des rosés à tous les prix. Pourquoi ? Parce qu’ils sont proportionnels aux coûts de production ainsi qu’à la renommée de l’appellation, du domaine et/ou du vinificateur. Comme les autres couleurs.

 

NB : même si tous les vins sont marketés le rosé l’est un peu plus à cause de sa courte durée de vie. Méfiez-vous donc des bouteilles à l’emballage très travaillé ; quand on achète une bouteille on achète aussi son contenant.

 

Entant établi que le prix du rosé est calé sur les mêmes critères que les autres vins. Pour savoir si « ça les vaut » il faut goûter, pour juger de sa complexité et de sa tenue. Mais aussi comparer avec d’autres cuvées. En moyenne, un rosé de qualité se vend à partir de 8€.

 

Mais en cherchant bien on peut en trouver pour un peu moins cher 😉. Votre caviste en a sûrement à vous proposer.

Combien de temps se garde un rosé ?

Alors il est communément admis que le rosé ne se garde pas. C’est d’ailleurs pour cela que l’on se permet de le mettre en bouteille en verre blanc. On se « moque » que le vin soit protégé des UV puisqu’il ne devrait pas passer l’année.

Pourquoi ? Parce qu’on nous propose des rosés sur le fruit, sur la fraicheur et sans tannin. Il n’y a donc plus que l’acidité qui puisse le faire tenir. Mais bon, l’acidité dans le rosé on préfère la minorer. De plus, comme pour tous les vins, le temps rend les arômes de fruits moins frais (environ un an pour le rosé). Un rosé fruité sans fruits, ça n’a plus tellement d’intérêt.

MAIS comme partout il y a toujours une exception à la règle. Certains rosés peuvent tenir jusqu’à TROIS ans avant de décliner. Ils sont plus longuement macérés (dits de saignée), élevés en barrique ou en tout cas plus complexes. Des rosés plus foncés en somme.

Eh oui : comme le fruit n’est qu’une composante de la palette aromatique de ces vins, la perte d’un peu de fraicheur n’est pas un drame. Cela va parfois même améliorer l’équilibre du vin. Ces vins sont aussi potentiellement vinifiés avec des cépages dit tanniques comme le Mourvèdre, la Syrah et les Cabernets Sauvignon et Franc. Il paraitrait même que le “gran riserva” du domaine Lopez de Heredia en Espagne serait commercialisé avec un écart de 10 ans. Mais bon avec ce type de rosé, tu devras désapprendre tout ce que tu as appris sur le rosé, jeune padawan 😉

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